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TVA sur l’achat ou la location de locaux professionnels : régime, option et récupération

  • 4 juil.
  • 7 min de lecture

La TVA sur les locaux professionnels se joue en trois temps : le régime du local, l’option du bailleur et le droit à déduction. (legifrance.gouv.fr)

En pratique, la location nue est exonérée par principe, tandis qu’un achat soumis à TVA ou une location optée peuvent permettre de récupérer tout ou partie de la taxe, sous réserve d’un usage professionnel, de justificatifs conformes et d’une déclaration bien formalisée. (entreprendre.service-public.fr)

Le bon réflexe consiste à vérifier ensemble la nature du local, la rédaction du bail et le droit à déduction avant de signer. Une option mal cadrée peut bloquer la récupération de TVA. (bofip.impots.gouv.fr)

Quel est le régime de base de la TVA sur un local professionnel ?

Le principe de départ est simple : les locations de terrains non aménagés et de locaux nus sont exonérées de TVA, sauf exceptions prévues par le Code général des impôts. À l’inverse, certaines locations constituent de plein droit une opération taxée, notamment lorsque le local est équipé de meubles, matériels ou installations nécessaires à l’activité du locataire.

  • Local nu : la location est exonérée de TVA par principe, sauf option du bailleur ou cas particuliers prévus par la loi.

  • Local équipé : la location est en principe soumise à la TVA lorsque les équipements sont nécessaires à l’exploitation de l’activité.

  • Exception commerciale : l’exonération ne joue pas lorsque la location sert à poursuivre, sous une autre forme, l’exploitation d’un actif commercial, à accroître les débouchés du bailleur ou à participer aux résultats de l’entreprise locataire.

Avant de trancher entre achat et location, il est souvent utile de croiser la fiscalité avec la localisation, la vacance et la cible locative. Un guide comme bien choisir un local professionnel à Marseille aide à comparer les usages et les typologies de biens sans perdre de vue le cadre fiscal.

Comment fonctionne l’option TVA sur la location de locaux professionnels ?

Qui peut opter ?

Le bailleur peut opter pour la TVA lorsqu’il donne en location des locaux nus pour les besoins de l’activité d’un preneur assujetti à la TVA, ou, pour les baux conclus à compter du 1er janvier 1991, pour les besoins de l’activité d’un preneur non assujetti si le bail fait mention expresse de l’option. L’option n’est pas ouverte pour des locaux destinés à l’habitation ou à un usage agricole. (legifrance.gouv.fr)

Comment formaliser l’option ?

L’option peut être exercée par une simple lettre adressée au service des impôts territorialement compétent. Elle doit identifier l’immeuble ou les locaux concernés lorsqu’il existe plusieurs biens. Le dispositif peut être activé même si l’immeuble n’est pas encore achevé.

Une option distincte par immeuble

Lorsque le bailleur détient plusieurs immeubles ou ensembles d’immeubles, il doit exercer une option distincte pour chacun. Dans un immeuble mixte, l’option ne s’étend pas aux locaux non éligibles, mais elle s’applique globalement à l’ensemble des locaux nus à usage professionnel visés par le choix du bailleur. (legifrance.gouv.fr)

Quand l’option prend-elle effet et combien de temps dure-t-elle ?

L’option prend effet le premier jour du mois suivant celui au cours duquel elle a été formulée. Une fois exercée, elle s’applique aussi longtemps qu’elle n’a pas été dénoncée. La dénonciation est possible à partir du 1er janvier de la neuvième année civile suivant celle de l’option, avec une règle spécifique si le bien n’était pas encore achevé au moment du choix.

TVA à l’achat : dans quels cas peut-on récupérer la taxe ?

Sur un achat immobilier, la TVA est récupérable lorsque l’opération est elle-même soumise à TVA et que l’acquéreur utilise le bien pour une activité économique ouvrant droit à déduction. C’est notamment le cas d’une livraison d’immeuble neuf ou de certaines ventes d’immeubles anciens lorsque le vendeur a exercé l’option prévue par les textes. Le montant de la taxe doit figurer dans l’acte de vente valant facture avec les mentions requises. (bofip.impots.gouv.fr)

Le droit à déduction suppose aussi que la taxe soit justifiée par un document adéquat, en pratique une facture ou un acte de vente conforme, et qu’elle soit déduite au bon moment, c’est-à-dire lorsque la taxe devient exigible chez le vendeur ou le fournisseur. Un professionnel placé sous franchise en base de TVA ne peut pas récupérer la TVA sur ses achats. (impots.gouv.fr)

Pour anticiper le coût global d’un achat, y compris les droits et la fiscalité associée, le dossier sur les frais de notaire et la fiscalité en immobilier d’entreprise complète utilement l’analyse.

Tableau récapitulatif des principaux cas

Situation

Régime TVA

Conséquence pratique

Location nue d’un local professionnel

Exonérée par principe

Le bailleur peut opter pour la TVA si les conditions sont réunies.

Location d’un local équipé

Soumise à la TVA

Le loyer est taxé dès lors que le local est loué avec les équipements nécessaires à l’activité.

Achat d’un immeuble neuf ou vente taxable par option

TVA sur le prix ou sur une partie de l’opération selon le cas

L’acquéreur peut déduire la TVA s’il utilise le bien pour une activité ouvrant droit à déduction et si l’acte est conforme.

Bien utilisé à la fois pour des usages taxés et exonérés

Déduction partielle

La TVA récupérable dépend du coefficient de déduction et de l’usage réel du bien. (bofip.impots.gouv.fr)

Comment calculer la récupération de TVA en cas d’usage mixte ?

Lorsque le bien ou la dépense sert à la fois à des opérations ouvrant droit à déduction et à des opérations qui n’y ouvrent pas droit, la TVA récupérable est limitée par un coefficient de déduction. En pratique, plus la part affectée aux opérations taxées est élevée, plus la déduction est importante ; à l’inverse, une utilisation exclusivement exonérée conduit à un coefficient nul sur les dépenses rattachées à cette activité.

Dans l’immobilier d’entreprise, cela signifie qu’un immeuble ou une fraction d’immeuble doit être suivi avec rigueur, surtout si certains lots sont loués avec TVA et d’autres non. Pour raisonner en amont sur la vacance, le rendement et le poids fiscal d’un actif, vous pouvez aussi croiser ce sujet avec le calcul de rentabilité d’un investissement en immobilier d’entreprise.

Enfin, lorsqu’un immeuble immobilisé est utilisé dans une activité n’ouvrant pas droit à une déduction complète, la TVA initialement déduite peut faire l’objet de régularisations pendant vingt ans. C’est un point à ne pas négliger au moment d’un achat, d’une transformation ou d’un changement d’affectation.

Bonnes pratiques pour sécuriser votre dossier TVA

  1. Vérifiez d’abord la nature du local et son usage réel, car la distinction entre local nu, local équipé et usage mixte change tout.

  2. Formalisez l’option par écrit et identifiez précisément l’immeuble concerné, surtout si vous gérez plusieurs biens.

  3. Conservez l’acte de vente, les factures et toutes les pièces qui justifient la TVA déduite.

  4. Suivez les affectations dans le temps, car un changement d’usage peut faire varier le droit à déduction et déclencher des régularisations.

FAQ sur la TVA des locaux professionnels

La location de locaux professionnels nus est-elle exonérée de TVA et sous quelles conditions peut-on opter pour la TVA ?

Oui, la location de locaux nus est en principe exonérée de TVA. Le bailleur peut toutefois opter si le local est loué pour les besoins de l’activité d’un preneur assujetti, ou d’un preneur non assujetti lorsque le bail conclu à compter du 1er janvier 1991 mentionne expressément l’option. L’exonération ne vise pas les locaux destinés à l’habitation ou à un usage agricole. Cette option reste un outil fréquent pour aligner la location sur le droit à déduction du bailleur.

Comment opter pour la TVA sur la location de locaux professionnels et quelles sont les modalités à respecter local par local ?

L’option se formalise par une lettre simple adressée au service des impôts compétent. Il faut identifier précisément l’immeuble ou l’ensemble d’immeubles concerné, car l’option est distincte pour chaque bien. Elle prend effet le premier jour du mois suivant la déclaration et peut être exercée même avant l’achèvement de l’immeuble. En cas de changement de destination, ou à partir de la neuvième année pour la dénonciation, il faut vérifier que l’option reste cohérente avec l’usage réel des locaux.

Comment déduire ou récupérer la TVA sur l’achat d’un local professionnel et quels justificatifs sont requis ?

La TVA sur l’achat d’un local professionnel se récupère lorsque l’opération d’achat est elle-même soumise à TVA et que le bien est utilisé pour une activité ouvrant droit à déduction. Il faut conserver l’acte de vente ou la facture mentionnant clairement la taxe, et la déduction n’est possible qu’au moment où la TVA devient exigible. Sans document justificatif conforme, la récupération est fragilisée. Un professionnel en franchise en base ne peut pas récupérer la TVA sur ses achats.

Quelles sont les règles du régime réel de TVA pour l’achat ou la location de locaux professionnels et comment calculer le prorata de déduction ?

En régime réel, la déduction dépend de l’usage du bien et de son coefficient de déduction. Quand le local sert à la fois à des opérations taxées et exonérées, la TVA récupérable baisse mécaniquement, car seule la part liée aux opérations ouvrant droit à déduction est admise. En immobilier, le suivi peut se faire par immeuble ou par fraction d’immeuble, et une location exonérée peut conduire à un coefficient nul sur les dépenses qui lui sont exclusivement rattachées.

Le locataire non assujetti à la TVA peut-il bénéficier de l’option TVA sur un bail professionnel et quelles sont les conséquences pour le loyer ?

Oui, mais seulement si le bail le prévoit expressément lorsque le preneur n’est pas assujetti à la TVA. Dans ce cas, le bailleur peut taxer la location, à condition de respecter les formalités prévues pour l’option. Pour le locataire non assujetti, la TVA facturée devient une charge réelle, sans droit à récupération. Le loyer et le cadre contractuel doivent donc être évalués avec attention avant la signature, surtout si le local est exploité dans une activité à faible marge.

Et maintenant ?

Si vous préparez un achat, une location ou une cession de local professionnel, prenez le temps de croiser la fiscalité avec la valeur locative et le rendement attendu. Pour avancer sur un cas concret, découvrez BLC IMMOBILIER ou demandez une estimation de vos bureaux, locaux ou entrepôts afin de sécuriser votre projet dès les premières étapes. Pour aller plus loin, consultez BLC IMMOBILIER.

 
 
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