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Charges récupérables en bail commercial : liste pratique, règles et points de vigilance

  • 10 avr.
  • 10 min de lecture
Propriétaire remet des factures au gérant derrière comptoir de café, BLC immobilier.

Tout se joue dans la clause de charges.

En bail commercial, la question n’est pas seulement “quelles charges puis-je refacturer ?”, mais “qu’est-ce que le bail autorise, ce que la loi encadre, et quels justificatifs doivent être fournis”. Ce guide vous donne une liste pratique et une méthode de contrôle, avec un focus sur les règles issues de la loi Pinel et de ses textes d’application, utiles aux bailleurs comme aux locataires. (legifrance.gouv.fr)

Pour vos projets de bureaux, commerces, entrepôts ou locaux d’activités, vous pouvez aussi consulter le site de BLC IMMOBILIER (immobilier d’entreprise). (blc-immobilier.fr)

« Ne peuvent être imputés au locataire : […] les dépenses relatives aux grosses réparations mentionnées à l’article 606 du code civil. » (legifrance.gouv.fr)

1) Charges récupérables : de quoi parle-t-on en bail commercial ?

Dans la pratique, on appelle souvent “charges récupérables” l’ensemble des sommes que le bailleur refacture au preneur, en plus du loyer. Juridiquement, les textes visent surtout :

  • Les charges (exploitation, entretien, parties communes, services, etc.).

  • Les impôts, taxes et redevances (selon le redevable légal, et selon la rédaction du bail).

  • Les travaux (entretien, réparation, mise en conformité, grosses réparations, embellissement).

Point clé : la liberté contractuelle existe en bail commercial, mais elle est encadrée (notamment pour les baux conclus ou renouvelés depuis novembre 2014) par une liste de dépenses qui ne peuvent pas être mises à la charge du locataire. (legifrance.gouv.fr)

2) Le cadre légal (loi Pinel + décret) : ce que le bailleur ne peut pas refacturer

La loi du 18 juin 2014 (dite “loi Pinel”) et le décret du 3 novembre 2014 ont introduit dans le Code de commerce des règles de transparence (inventaire, états récapitulatifs) et une liste de postes non imputables au locataire. (legifrance.gouv.fr)

Les dépenses expressément non imputables (article R145-35 du Code de commerce)

Ne peuvent pas être imputés au locataire, notamment : (legifrance.gouv.fr)

  • Les grosses réparations (article 606 du Code civil) et, le cas échéant, les honoraires liés à leur réalisation. (legifrance.gouv.fr)

  • Les travaux destinés à remédier à la vétusté ou à mettre en conformité le bien (ou l’immeuble) lorsqu’ils relèvent des grosses réparations. (legifrance.gouv.fr)

  • Les impôts/taxes/redevances dont le redevable légal est le bailleur, avec des exceptions : la taxe foncière et ses taxes additionnelles peuvent être imputées au locataire, tout comme certains impôts/taxes/redevances liés à l’usage du local ou à un service bénéficiant au locataire. (legifrance.gouv.fr)

  • Les honoraires du bailleur liés à la gestion des loyers du local ou de l’immeuble. (legifrance.gouv.fr)

  • Dans un ensemble immobilier, les charges/impôts/taxes/redevances et coûts de travaux relatifs à des locaux vacants ou imputables à d’autres locataires. (legifrance.gouv.fr)

Baux concernés : attention à la date de conclusion ou de renouvellement

Les dispositions de l’article R145-35 s’appliquent aux contrats conclus ou renouvelés à compter de la publication du décret du 3 novembre 2014 (publié au Journal officiel du 5 novembre 2014). En pratique, l’encadrement est donc particulièrement central pour les baux conclus/renouvelés depuis cette période. (legifrance.gouv.fr)

3) Liste pratique : charges le plus souvent refacturées au locataire (si le bail le prévoit)

Le principe est simple : tout ce qui est refacturé doit être prévu (clairement) dans le bail et/ou dans ses annexes, et doit respecter les interdictions de l’article R145-35. (legifrance.gouv.fr)

Charges d’exploitation et de services (exemples fréquents)

  • Nettoyage des parties communes et prestations d’entretien courant (selon l’immeuble et la clé de répartition).

  • Éclairage des parties communes et consommations des communs (si mesurables et réparties).

  • Ascenseur : entretien, maintenance, contrôles périodiques (hors travaux lourds relevant de grosses réparations).

  • Sécurité : gardiennage, contrôle d’accès, télésurveillance, si le service bénéficie au locataire.

  • Espaces extérieurs : entretien des parkings, espaces verts, voies de circulation internes.

  • Gestion des déchets : contrats de collecte ou redevances liées à l’usage, si correctement ventilées.

Entretien, maintenance et “petites réparations”

  • Contrats de maintenance (chauffage/climatisation des parties communes, désenfumage, SSI selon configuration).

  • Petites réparations et remplacements à l’identique relevant de l’entretien courant (à distinguer des grosses réparations).

  • Contrôles réglementaires liés à des équipements communs (selon l’immeuble et la rédaction du bail).

Impôts, taxes et redevances : ce qu’il faut retenir

Le Code de commerce pose une règle de base : les impôts/taxes/redevances dont le redevable légal est le bailleur ne sont pas imputables au locataire, sauf exceptions prévues (taxe foncière, taxes additionnelles, et taxes/redevances liées à l’usage ou à un service bénéficiant au locataire). (legifrance.gouv.fr)

  • Taxe foncière : elle peut être mise contractuellement à la charge du locataire (si le bail le prévoit). (legifrance.gouv.fr)

  • Taxes additionnelles à la taxe foncière : même logique, si prévu au bail. (legifrance.gouv.fr)

  • Taxes/redevances liées à l’usage ou à un service : elles peuvent être refacturées si le locataire en bénéficie directement ou indirectement. (legifrance.gouv.fr)

Assurances : prudence sur la rédaction

Les baux commerciaux peuvent prévoir une répartition d’assurances (ex. assurance immeuble, certaines garanties). Le point de vigilance n’est pas seulement “qui paie”, mais ce qui est précisément listé dans l’inventaire annexé au bail et la cohérence avec les règles d’ordre public. (legifrance.gouv.fr)

4) Tableau récapitulatif : récupérable ou non (avec conditions)

Grille de lecture rapide (à confirmer par votre bail)

Poste

Peut être refacturé au locataire ?

Point de vigilance

Nettoyage / électricité des parties communes

Souvent oui

Doit être prévu et ventilé ; clé de répartition cohérente en ensemble immobilier.

Maintenance ascenseur / équipements communs

Souvent oui

Bien distinguer entretien vs travaux lourds pouvant relever des grosses réparations.

Taxe foncière + taxes additionnelles

Oui, si prévu

Exception explicitement admise par l’article R145-35 ; exiger le justificatif (avis d’imposition).

Impôts/taxes dont le redevable légal est le bailleur

Non (principe)

Sauf exceptions (taxe foncière, taxes/redevances liées à l’usage ou à un service).

Honoraires de gestion des loyers par le bailleur

Non

Expressément non imputables.

Grosses réparations (Code civil, art. 606)

Non

Inclut gros murs, voûtes, poutres, couvertures entières ; inclut honoraires liés.

Charges liées à des locaux vacants (ensemble immobilier)

Non

Le bailleur conserve ces coûts ; vigilance sur la ventilation.

Travaux d’embellissement (surcoût vs remplacement à l’identique)

Potentiellement oui

Le texte précise que ce surcoût n’entre pas dans les dépenses “grosses réparations/vétusté” visées.

Fondements : article R145-35 du Code de commerce (créé par le décret du 3 novembre 2014) et définition des grosses réparations à l’article 606 du Code civil. (legifrance.gouv.fr)

5) Travaux : qui paie quoi (entretien, vétusté, grosses réparations, mise en conformité) ?

Grosses réparations (article 606 du Code civil) : ce que cela recouvre

L’article 606 donne une définition classique : les grosses réparations sont notamment celles des gros murs et des voûtes, le rétablissement des poutres et des couvertures entières. En bail commercial “post-décret”, ces dépenses (et les honoraires liés) ne peuvent pas être imputées au locataire. (legifrance.gouv.fr)

Vétusté et mise en conformité : interdit… quand cela relève des grosses réparations

Le Code de commerce vise aussi les travaux destinés à remédier à la vétusté ou à mettre en conformité le bien loué (ou l’immeuble), lorsqu’ils relèvent des grosses réparations. Autrement dit, une mise aux normes “lourde” portant sur la structure a vocation à rester à la charge du bailleur. (legifrance.gouv.fr)

Rénovation énergétique (Décret tertiaire) : anticiper la discussion bailleur/locataire

Sur les immeubles tertiaires concernés, le dispositif “Éco Énergie Tertiaire” (issu du décret tertiaire de 2019) impose une trajectoire de réduction des consommations d’énergie finale d’au moins -40% en 2030, -50% en 2040 et -60% en 2050 (références et modalités prévues par la réglementation). Cela peut amener des travaux (CVC, isolation, GTB, etc.) et pose la question de leur répartition dans le bail : le bon réflexe est de traiter le sujet dès la négociation (qui finance, qui exploite, qui bénéficie). (ecologie.gouv.fr)

6) Transparence obligatoire : inventaire, régularisation annuelle et états triennaux

Depuis la réforme, le bail doit être pensé comme un “dossier” : il ne suffit pas d’écrire “toutes charges” pour que la refacturation soit sécurisée. (legifrance.gouv.fr)

Inventaire “précis et limitatif” au bail (article L145-40-2)

Tout contrat de location doit comporter un inventaire précis et limitatif des catégories de charges, impôts, taxes et redevances liés au bail, avec l’indication de leur répartition entre bailleur et locataire. C’est le socle pour éviter les discussions interminables sur “ce qui était compris”. (legifrance.gouv.fr)

État récapitulatif annuel : une échéance à connaître (article R145-36)

L’état récapitulatif annuel (incluant liquidation et régularisation des charges) doit être communiqué au locataire au plus tard le 30 septembre de l’année suivante celle au titre de laquelle il est établi ; en copropriété, le délai est de trois mois après la reddition des charges de copropriété sur l’exercice annuel. (legifrance.gouv.fr)

États des travaux tous les 3 ans (article R145-37)

Les informations relatives aux travaux (prévisionnels sur 3 ans et récapitulatif des 3 années passées) doivent être communiquées dans les deux mois suivant chaque échéance triennale. À la demande du locataire, le bailleur doit communiquer tout document justifiant le montant de ces travaux. (legifrance.gouv.fr)

7) Méthode en 7 étapes pour vérifier une régularisation de charges (sans se perdre)

  1. Relire la clause “Charges / Impôts / Taxes / Travaux” et ses annexes : cherchez l’inventaire et la répartition (L145-40-2). (legifrance.gouv.fr)

  2. Identifier les postes interdits (grosses réparations, gestion loyers, locaux vacants, etc.) au regard de R145-35. (legifrance.gouv.fr)

  3. Contrôler la clé de répartition : surface, tantièmes, pondération, et cohérence “ensemble immobilier”. (legifrance.gouv.fr)

  4. Comparer provisions et réel : la régularisation annuelle doit “retomber” sur des justificatifs et une période donnée (R145-36). (legifrance.gouv.fr)

  5. Exiger les justificatifs : factures, décomptes de copropriété, avis d’imposition, contrats. (Pour les travaux triennaux, le texte prévoit une communication à la demande). (legifrance.gouv.fr)

  6. Vérifier le traitement des locaux vacants : en ensemble immobilier, ils ne doivent pas “gonfler” votre quote-part. (legifrance.gouv.fr)

  7. Formaliser par écrit vos observations : liste des lignes contestées, motif juridique, demande de rectification, et calendrier.

8) Négocier (ou renégocier) la clause charges : les points qui font vraiment la différence

La meilleure façon d’éviter un litige, c’est de négocier avant : ce qui est flou à la signature coûte souvent cher au moment des régularisations, des travaux ou d’une cession.

  • Avant de louer : sécurisez les clauses “charges / taxes / travaux” dans votre check-list, comme dans cet article sur les 12 clauses à négocier avant de louer un local professionnel.

  • Pensez aussi à l’état des lieux (entrée/sortie) pour limiter les discussions sur l’état initial et l’entretien : voir État des lieux commercial : éviter les litiges. (legifrance.gouv.fr)

  • En cours de bail, gardez une vision globale “loyer + charges” : si vous travaillez la clause loyer, pensez aussi aux mécanismes de révision du loyer commercial et à l’indexation ILC/ILAT (impact sur l’enveloppe totale).

  • En cas de transfert : lors d’une vente ou reprise, la question “quelles charges reprennent” devient centrale. Voir Cession de bail commercial : étapes et risques.

9) Exemples concrets (fictifs) : comprendre une provision et une régularisation

Exemple A : provision mensuelle + régularisation annuelle

Situation fictive : un bail prévoit une provision mensuelle et une régularisation annuelle. Le bailleur adresse un état récapitulatif annuel (avec décompte) et compare :

  • Le total des provisions versées sur l’année.

  • Le total des dépenses réelles imputables au locataire (après application de la clé de répartition).

  • La différence : complément à payer ou trop-versé.

Vigilance : l’état récapitulatif annuel doit respecter le calendrier (notamment le 30 septembre N+1, ou 3 mois après reddition copropriété). (legifrance.gouv.fr)

Exemple B : immeuble multi-locataires (ensemble immobilier)

Situation fictive : un ensemble immobilier comporte plusieurs lots, dont certains vacants. Même si le bail prévoit une refacturation large, les charges et coûts de travaux liés aux locaux vacants ou imputables à d’autres locataires ne peuvent pas être mis à votre charge. C’est un point de contrôle prioritaire lorsque l’immeuble a un taux de vacance significatif. (legifrance.gouv.fr)

10) Sources utiles (officielles) à consulter

Pour aller au texte, voici des références fiables (à jour sur Légifrance et sites institutionnels) :

FAQ (BLC IMMOBILIER Marseille) : services, spécialisation, prise de contact, avis

Quels services propose BLC IMMOBILIER Marseille pour l’achat, la vente ou la location de locaux professionnels ?

D’après les informations présentées sur son site, BLC IMMOBILIER intervient en immobilier d’entreprise (bureaux, commerces, locaux d’activités, entrepôts, terrains et investissements), avec un accompagnement sur des projets de vente, d’achat et de location. L’intérêt, pour une entreprise ou un investisseur, est d’avoir un interlocuteur habitué aux baux commerciaux (loyer, indexation, charges, travaux, état des lieux) et aux usages du marché local. Pour qualifier un besoin, le plus efficace est de préparer votre cahier des charges (surface, localisation, budget “loyer + charges”) avant échange. (blc-immobilier.fr)

Comment contacter l’agence BLC IMMOBILIER à Marseille Prado pour un projet immobilier d’entreprise ?

Le canal le plus sûr (et le plus “traçable”) est de passer par le formulaire de contact disponible sur le site de l’agence, ou par les demandes liées à une annonce si vous avez identifié un bien. Pour gagner du temps, joignez dès le premier message les éléments qui structurent un dossier pro : activité, destination recherchée, calendrier, surface, budget HTHC, et points sensibles (travaux, accessibilité, stationnement). En immobilier d’entreprise, la clarté sur les charges et taxes attendues évite aussi des visites inutiles. (blc-immobilier.fr)

BLC IMMOBILIER Marseille est-elle spécialisée dans l’immobilier d’entreprise et le conseil aux investisseurs ?

Le site de BLC IMMOBILIER présente l’agence comme dédiée à l’immobilier d’entreprise sur Marseille et plusieurs communes alentours, avec un accompagnement de propriétaires, utilisateurs et investisseurs dans leurs opérations (location, vente, acquisition). Sur la partie “investisseur”, l’enjeu est souvent de sécuriser le couple rendement/risque via la lecture du bail commercial : répartition charges-travaux, taxes refacturables, indexation, clauses de renouvellement et obligations d’information. Pour les sujets juridiques complexes, il reste recommandé de croiser l’analyse avec un conseil juridique. (blc-immobilier.fr)

Où se situe exactement l’agence BLC IMMOBILIER Marseille Prado et quels sont les moyens pour prendre rendez-vous ?

Le site de l’agence indique une implantation à Marseille dans le secteur Prado. Pour respecter l’information la plus fiable et à jour (et éviter de figer des coordonnées susceptibles d’évoluer), le bon réflexe est de consulter directement la rubrique “Contact” du site et de demander un rendez-vous via le formulaire en ligne. Pensez à préciser si votre besoin porte sur des bureaux, un commerce ou un entrepôt, et à signaler vos contraintes (ERP, extraction, charge au sol, quais, normes, etc.), car cela conditionne la sélection de biens pertinents. (blc-immobilier.fr)

Quelles sont les références clients et les avis sur BLC IMMOBILIER Marseille pour la reprise ou la location de bureaux et locaux commerciaux ?

Les avis et références évoluent dans le temps. La méthode la plus fiable consiste à consulter les avis publiés sur le site de l’agence et, si besoin, à croiser avec des retours disponibles sur des plateformes d’avis généralistes. Pour une décision immobilière (reprise de bail, location, vente), ne vous limitez pas à la note : vérifiez aussi des critères concrets comme la clarté des informations transmises (charges, taxe foncière, travaux), la qualité des états des lieux, et le suivi administratif. C’est souvent là que se jouent les économies et la réduction des litiges. (legifrance.gouv.fr)

Et maintenant ?

Si vous préparez une location ou une commercialisation, l’objectif est de sécuriser dès le départ le budget réel (loyer + charges + taxes + travaux) et les clauses sensibles du bail. Pour être accompagné dans un projet de vente ou de location de locaux professionnels, vous pouvez consulter la page Vendre ou louer vos bureaux – BLC IMMOBILIER et utiliser les formulaires du site pour initier l’échange, sans figer de coordonnées dans cet article. (blc-immobilier.fr)

 
 
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